Pourquoi? Parce qu’on a essayé de faire autrement. Parce que nous avons renoncé aux rêves. Parce que nous avons maintenant des projets. Parce qu’on veut avoir tout tenté. Parce qu’il y a quelque chose à libérer. Parce qu’on cherche du sens partout. Parce que nous n’avons toujours pas décidé qui nous sommes. Parce que la sensation de se sentir vivant. Parce que tout est entre nos mains. Parce que nous aimons avec générosité. Parce que l’humain m’emmerde. Parce que la contradiction est là. Parce que je sens bien que le présent m’échappe. Parce que je passe mon temps à chercher quelqu’un d’autre dans les gens que je croise. Parce que je suis sur une faille. Parce que je tremble de vous montrer ça.

Le théâtre est voué à l’échec.
 Il est sublime un jour sec le lendemain, on répète des jours, des mois pour faire entrer un texte dans toutes les dimensions qu’exige la boîte noire et le théâtre s’enfuit tout le temps. Les acteurs, ces Sisyphe 
de la sensibilité grimpent à genoux dans les cailloux, pour rester disponibles au plaisir, à la joie. 
C’est une des plus belles métaphore de la vie en général, sentir dans nos corps ce que la quête de joie nous coûte. Rien d’autre n’est à transmettre dans ce théâtre là, que la communion de gens rassemblés,
 effrayés de voir leur intérieur mis à jour, et resplendissants de sécurité.
 Je veux qu’ils soient trempés, et qu’ils soient sûr que tout sèche, 
oui tout va sécher au bout d’un moment.

© Tout un ciel 2017 | Design du site internet www.clarisselochmann.com