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King Lear Syndrome

ou les mal-élevés

Un vieil homme marie sa fille cadette. La fête bat son plein quand soudain il fait un malaise et s’effondre. Lorsqu’il revient à lui, il se met à parler étrangement d’un royaume à partager, dans une langue venue d’un autre siècle. Il déclare que la plus grande partie en reviendra à celle de ses trois filles qui lui témoignera l’amour le plus entier. Stupeur générale. Les médecins diagnostiquent la maladie à corps de Lewy, qui provoque troubles cognitifs et hallucinations. Chez le vieil homme, elle se traduit par le KLS ou « King Lear Syndrome ». Les deux aînées, Regane et Goneril, se prêtent à ce jeu cruel, mais Cordelia, la plus jeune, s’y refuse. Son père la déshérite et la bannit. La perte d’autonomie et de lucidité du vieillard oblige la famille à le placer en EPADH.

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Presse

« Elsa Granat revisite Shakespeare avec une intelligence suraiguë et réalise un absolu chef-d’œuvre. À voir absolument ! Le théâtre atténue le chagrin de devoir mourir et la peine de devoir vivre. Rares sont les spectacles qui y parviennent avec autant d’efficacité: Le travail d’Elsa Granat et des siens est exemplaire. (…) A rebours de trop nombreux spectacles qui infantilisent la réflexion politique en la noyant dans la niaiserie intimiste, Elsa Granat parvient à universaliser la fable et à montrer, avec une générosité, une sagacité, une subtilité et une élégance rares, ce que notre société fait des plus anciens de ses membres. Une exceptionnelle réussite»
Catherine Robert, LA TERRASSE

« Une pièce sur le grand âge qui pète le feu.. Le théâtre est, lui, increvable et Elsa Granat sait le maintenir en équilibre au dessus des gouffres. »
Jean-Pierre Thibaudat, MEDIAPART

« Les regards singuliers donnent des spectacles atypiques. D’une sensibilité épidermique à ce qui fait l’ humaine condition, Elsa Granat pousse le théâtre dans ses retranchements, en le forçant à une métamorphose perpétuelle.»
Joelle Gayot , TELERAMA TT

« Rien dans tout cela n’est artificiel: Elsa Granat sait manier les écritures hybrides. Avec King Lear Syndrome, on entre de plain-pied dans le quotidien d’un EHPAD avec ses joies qui font mal comme les anniversaires, ses soignants qui n’en peuvent plus à force de tout donner, ses hommes et ses femmes qui errent d’un fauteuil à une chaise.. Et puis, il ya les familles, les visites avec les mêmes phrases qui reviennent, les déchirures entre les enfants, bref, tout ce que l’on sait et qui plomberait le moral de tout spectateur, si Elsa Granat ne mettait, dans ce tableau une telle force de vie. L’autrice et menteuse en scène, veut nous titiller, comme elle l’écrit dans ses notes d’intention, et elle y réussit très bien, en nouplaçant toujours en éveil, à l’écoute de toutes les histoires qui traversent la représentation et renvoient au temps que nous vivons.»
Brigitte Salino, LE MONDE.

« Ce qui est délectable dans l’écriture d’Elsa Granat, c’est quelle laisse toujours les portes du sens grandes ouvertes, n’impose rien, propose des pistes , se méfie des vérités toutes faites. (…) Incarné avec fougue et unité par une distribution époustouflante, ce spectacle désobéissant et mal élevé, éructe et tempête, chante, danse, délire, s’apaise. Et opère comme un rite chamanisme cathartique. Par les rires et les larmes qu’il nous tire, par le remue-ménage qu’il génère, on en sort comme lavé, le regard renouvelé, l’énergie revitalisée. Peut-être un effet collatéral du EGS (le “Elsa Granat Syndrome”) ? Libérateur et réconciliant, tout simplement. »
Marie Plantin, ScèneWeb

« En enchevêtrant l’oeuvre de Shakespeare aux maux d’aujourd’hui, Elsa Granat, signe un spectacle baroque autant que burlesque, une oeuvre dense, foutraque, un brin déconcertante, qui en dit tant sur les temps présents. Une satire lucide, folle noire de notre société qui, toujours plus empressée, fait passer le capitalisme avant l’humain. »
Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, L’OEIL d’OLIVIER

« Entremêlant brillamment sa propre écriture aux extraits de la pièce de Shakespeare, Elsa Granat précipite le public au coeur d’une pérégrination ontologique d’une acuité bouleversante. (…) Si les gorges se nouent souvent sur quelques montées de chagrin, elles se libèrent aussi dans de grands éclats de rire. Une lumière malgré la peine: Le théâtre de la vie. »
Marie-Valentine Chaudon, LA CROIX

« Elsa Granat, avec tout son savoir-faire, tissant à sa façon plusieurs de multiples fils du canevas shakespearien, orchestre une formidable fanfare à la vie, même après la mort . Et l’on y croit. »
Gérald Rossi, L’HUMANITE

Distribution

Ecriture et mise en scène Elsa Granat
Dramaturgie de Laure Grisinger

avec
King Lear Laurent Huon
Cordelia Edith Proust
Goneril Hélène Rencurel
Regane Elsa Granat
L’infirmière Clara Guipont
Le Roi de France & Edgard Lucas Bonnifait
Le neurologue & Kent Antony Cochin
Gloucester Bernadette Le Saché

Assistante à la mise en scène Jeanne Bred 
Régie générale Quentin Maudet
Scénographie Suzanne Barbaud
Construction décor Suzanne Barbaud & Yohan Chemmoul Barthelemy à l’Atelier de l’Espace
Lumières Lila Meynard
Création sonoreJonh M.Warts
Costumes Marion Moinet
Assistante costumes Léa Deligne
Assistante de production Sarah Baranes

Photos spectacle : Simon Gosselin

Production Cie Tout Un Ciel

Coproduction Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis ; Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon ; Théâtre de l’Union, CDN du Limousin ; Théâtre Brétigny, Scène conventionnée Arts et Humanité.

Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France ; la région Ile-de-France ; la SPEDIDAM ; le Fonds SACD Théâtre ; Le Grand Parquet/Théâtre Paris Villette ; Studios de Virecourt et Théâtre des Sources à Fontenay-aux-Roses.

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